Point sur ce site

Et si on faisait le point ?

Les livres de Alain GAROT

 

     Ce site existe maintenant depuis plus de trois ans et je tiens déjà à remercier chaleureusement celles et ceux qui l’ont honoré de leur(s) visite(s). Ils ont été nombreux puisque le compteur atteindra bientôt les 33 000 passages avec plus de 120 000 pages lues ou parcourues. Désormais, ce sont près de 60 personnes qui le rejoignent chaque jour ; certaines, il est vrai, le font par amitié pour moi, afin de prendre de mes nouvelles, d’autres par le simple fait du hasard ou d’un surf orienté vers l’actualité plus particulière du livre ou de l’édition. Qu’ils sachent que j’ai toujours reçu avec un grand plaisir leurs commentaires ainsi que leurs signatures apposées sur mon livre d’or. De fortes amitiés sont même nées à cette occasion.

L’association : « AlanGar - Le Livre de Vie »

     A l’origine, elle avait deux objectifs principaux :

     1er : Réaliser bénévolement de petits livres retraçant la vie de personnes âgées, handicapées (ou autres), ayant peu de moyens, non seulement pour leur faire plaisir mais aussi et surtout pour leur permettre de partager les richesses qu’elles ont en elles et qui mériteraient d’être connues. Bien qu’à ce jour, seuls trois ou quatre «livres de vie» aient été réalisés à titre d’essai, et même si je n’ai reçu pour ma part qu’une proposition valable d’aide en vue de la mise en œuvre de cette association, je ne remets nullement en cause le projet, bien au contraire : J’entends l’élargir à un autre objectif, qui fera du reste l’objet d’un site complémentaire et dont je vous informerai en temps utile.

     2ème : Proposer la lecture de mes modestes écrits tout en sachant qu’ils ne révolutionneraient jamais la littérature et même qu’ils pourraient peut-être irriter certains lecteurs, surtout pour ce qui concerne mes élucubrations antérieures au 3 mai 1977, date avant laquelle j’étais un auteur un peu trop pessimiste, d’où ce qualificatif d’«élégiaque» que l’on a pu donner parfois à ma prose. Alors que j’aurais souhaité développer bien davantage le premier objectif, c’est le second qui a été favorisé avec, entre autres, la publication de mes propres ouvrages en grand format (A5), lesquels sont enfin parvenus à un état d’achèvement qui me satisfait pleinement, avec des contenus maintes et maintes fois relus et corrigés.

     Ventes grâce à ce site

     Ma gratitude revient tout particulièrement aux amis courageux (parce qu’il faut l’être !) qui se sont attardés à me lire directement sur mon site, ou qui – pour un petit nombre d’entre eux – se sont procuré mes écrits sous forme de vrais livres. Rares furent les commandes reçues il est vrai, si exceptionnelles même que je pourrais les dénombrer sur les doigts de mes deux mains… Eh oui ! Moins de 10 pour près de 33 000 visites. (Et encore, comme j’ai inclus dans ce chiffre les achats faits par un ou deux membres de la famille, une seule main eût suffi pour compter les autres acheteurs). De quoi décourager n’importe quel vendeur ! Pourtant, si je n’ai jamais eu l’esprit commerçant, je n’ai nullement envie de changer. Financièrement parlant, le jeu en vaudrait-il la chandelle ? J’ai déjà calculé que, même si j’avais vendu mille exemplaires de mes livres – ce qui serait excellent – avec une marge bénéficiaire de 10 à 20 % sur chacun d’entre eux, j’aurais pu soustraire de mes charges entre 1500 € et 3000 €, c'est-à-dire que je serais encore très largement dans le rouge, et cela sans compter le temps passé pour vendre et, bien entendu, sans tenir compte des frais occasionnés par les multiples déplacements, ne serait-ce que pour me rendre à divers salons du livre. Modeste retraité, j’ai de quoi vivre, sans plus ; mais je préfère rester libre. Vraiment libre. Durant ces dernières années, j’ai trop souffert d’une forme d’addiction grave, liée au surcroît de travail, pour me laisser submerger aujourd’hui par d’autres obligations, fussent-elles noblement littéraires. Quant à vendre ou à me vendre (quels mots affreux !), celui qui voudrait m’y contraindre n’est pas encore né.

     Mon bilan financier sur 3 ans

     Des 4000 euros déjà largués pour sortir les quelques dizaines d’exemplaires «corrects» de chacun de mes livres, près de la moitié a été dilapidée sous forme de dons. En ce qui concerne les ventes directes de l’imprimeur/éditeur aux lecteurs et les soi-disant royalties perçues – ou à percevoir – en provenance de plusieurs vendeurs en ligne, c’est un vrai désastre : En trois ans, le produit cumulé des ventes d’une quarantaine de mes livres (1) – eh oui, que ça ! – m’aura permis d’atteindre, tenez-vous bien, le bénéfice considérable de 202 € ! Et je passe sur les centimes, bien sûr. Nettement moins que ce que m’a coûté la vingtaine de livres achetés durant la même période à certain(e)s de mes ami(e)s auteur(e)s. Pensant que j’aurais davantage de succès, j’ai mis en vente mes bouquins à prix coûtant. Puis, comme je n’enregistrais pas davantage d’achat, j’ai tout proposé gratuitement, même les frais de port. C'était une vraie folie, mais j’étais alors certain d’arriver à me faire lire, au moins par quelques uns. Eh bien, vous ne me croirez peut-être pas mais je me suis encore trompé : pas un seul instant je n’avais imaginé que ma formidable promotion pût avoir aussi peu de succès avec ZERO livre donné. Ce qui m'a rassuré plus tard – même si c'est navrant – c'est que je n'étais pas le seul à vivre cela. Pour tout vous dire, quand je vois un(e)  auteur(e), autour de moi, qui s'agite avec la naïveté d'un enfant prêt à décrocher la lune, j'ai envie de lui crier qu'il rêve. Lui dire qu'il va, lui aussi, connaître l'amère déception, celle-ci venant même souvent des êtres qui lui sont chers. Mais je me tais : on ne brise pas un rêve, on l'accompagne jusqu'à la réalité.

     Une satisfaction pourtant : Etre lu

     Mais je me réjouis tout de même : grâce à internet et aux lectures en ligne, grâce à l’écrit libre que j’ai toujours soutenu… j’enregistre sur les différents sites où on peut lire l’intégralité de mes textes… plus d’une quinzaine de milliers de lectures. Pour moi, là est l’essentiel. A quoi cela servirait-il de passer des heures à écrire un texte si celui-ci ne devait jamais être lu (ou si peu) ?

     Une véritable formation reçue

     Je pourrais pratiquement considérer ces trois dernières années comme un réel temps de formation. Certes, une formation que j’ai payée, et même chèrement. Mais que d’expériences vécues à travers tous ces échanges fructueux entre auteurs et, surtout, avec les exercices pratiques que fut la réalisation – de A à Z – des ouvrages, ouvrages sans cesse remis sur le métier (ainsi que le recommandait un certain Boileau) jusqu’à ce qu’ils eussent atteint leur meilleur état d’achèvement. Cette formation s’est faite sur le tas, comme les autres tout au long de ma vie. Et je dois dire qu’elle fut, de loin, la plus riche, la plus complète et la plus passionnante de toutes. J’ai même réappris à écrire, plus correctement et avec peu de fautes, sans vouloir trop en dire et pourtant suffisamment. Egalement, j’ai mieux structuré mes textes en les remaniant autant de fois que nécessaire puis je les ai mis en bonne et due forme selon les normes d’usage : pagination, césures, etc. Mais je serais injuste de ne pas remercier tout particulièrement Bruno Leclerc du Sablon (auteur) ainsi que Marie-France Abéasis, lesquels, lors d’une visite à mon domicile, m’ont fait prendre conscience – et ce ne fut pas facile pour eux – de ce qu’est un vrai livre et du minimum indispensable qu’il requiert en vue de sa présentation à la vente. Sans eux, aurais-je autant appris ? Oserais-je aujourd'hui proposer l'édition des « Petits Livres de Vie » ?

     Un défi : Liberté et Qualité

Depuis, je ne cesse de constater avec une certaine inquiétude la recrudescence d’ouvrages insuffisamment travaillés, proposés à la vente sur des sites de plus en plus nombreux d’impression à la demande. Dans ce marché «porteur» qui n’existe du reste que depuis relativement peu de temps, un travail minimum d’expertise s’impose. Car si la couverture – ça on sait «trop» bien faire aujourd’hui – est un peu la vitrine du bouquin, elle peut se révéler très trompeuse. L’idéal – mais ce n’est encore que mon avis – serait que le livre (contenant et contenu) ait pu être préalablement examiné – labellisé en quelque sorte – avant d’être diffusé. Avec cette «garantie» d’un minimum de qualité, je suis convaincu que certains auteur(e)s pourraient ainsi, non seulement avoir davantage de "chance" de vendre leurs livres mais aussi, pourquoi pas, d’être repérés un jour… par de vrais éditeurs «à compte d’éditeur». Comment, dans ce cas, n’encouragerais-je pas vivement certaines associations ou sites du genre de WebBookEdition pour le travail qu'ils accomplissent dans ce sens? Enfin, si j’ai toujours été favorable à la liberté d’expression sous toutes ses formes et même à l’édition «libre» avec, en particulier, cette fameuse Licence Art Libre que j’ai du reste utilisée pour mon roman « l’Eau d’Epine », je sais que toute liberté ne peut s’exprimer qu’à travers un minimum de règles sans lesquelles, tôt ou tard, elle deviendra synonyme de médiocrité.

     Et maintenant…

     Le Livre de Vie continue, mais pas à n’importe quelle condition. Déjà, il faut que la Vie, cette Vie dont il se réclame, ne soit pas qu’une machine à passer le temps. Il y a trop de choses importantes à vivre et à découvrir en ce monde pour se laisser enfermer dans de quelconques futilités. Et si j’attends du livre de vie qu’il soit impeccablement écrit, avec une présentation de type professionnelle, peu m'importe qu'il soit ou non oeuvre d'art. Je ne suis prêt à y consacrer mon temps que s’il véhicule un vrai message, de nature à élever l’être humain, à lui redonner la grandeur qu’il a trop souvent perdue et surtout… qu'il lui permette d’aller plus loin, toujours plus loin dans la quête légitime du sens qu’il cherche à donner à sa vie. Et si, en plus, l'édition des Petits Livres de Vie pouvait servir de thérapie à certain(e)s, je considèrerais le but de cette nouvelle association... comme atteint.

     Enfin, pour les personnes qui seraient intéressées et sachant que point n'est besoin d'être expert pour écrire, l'important étant déjà d'avoir quelque chose à dire, je me permettrai de leur suggérer de cliquer - à tout hasard - sur le lien ci-dessous :

   Et si j'écrivais un petit livre de Vie ?

     Lire aussi cette réflexion de Yannick Bonnet :

« La vie humaine ne peut pas être prise à la légère. Que l’on s’en inquiète ou que l’on cherche à se les masquer, les grandes interrogations sur la mort et son après, sur l’origine de l’homme et de toute la création, sur le mal commis et le mal subi, sur le malheur, ne peuvent manquer de se poser à nos enfants, et beaucoup plus tôt que nous ne le pensons, en raison soit de leur précocité intellectuelle, soit de leur sensibilité d’écorchés vifs, soit de leur générosité et de leur propension à la compassion, soit des épreuves qui frapperont la famille. Que vous ayez ou non une foi religieuse, que vous pratiquiez ou non une religion, vos enfants ont besoin que leur soient transmises des réponses à ces interrogations et, de préférence, des réponses sérieuses, cohérentes, dans la culture de notre époque et de notre continent, adaptées à l’environnement dans lequel ils vont vivre. » Yannick Bonnet –  les neuf fondamentaux de l’éducation, Presses de la Renaissance, Janvier 2010.

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(1) à ce chiffre, il faut ajouter les 32 livres vendus directement par mes soins (dont 8 à l’occasion de deux salons) soit un total de 72 livres et un bénéfice global (ou plutôt une diminution) de 325 € sur mes 4000 € de charges.

 

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